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Cela vous arrive-t-il aussi, ce malaise vague que l’on ressent parfois en faisant les courses? L’impression qu’il manque quelque chose? Soudain, l’évidence: on n’a pas tenu compte des «5-fruits-et-légumes-par-jour». Encore heureux qu’on ne vive pas en Grande-Bretagne. Là-bas, les experts font campagne pour que la barre s’élève à 7! Du coup, c’est la culpabilité assurée. Sans parler de la crainte de toutes ces maladies qui vont fondre sur nous, parce qu’on n’aura pas fait le plein d’antioxydants et de vitamines! Pas de doute, le message de cette campagne, lancée en Suisse en 2001, est maintenant gravé dans nos neurones.

L’Office fédéral de la santé (OFSP), l’un des promoteurs de cette campagne avec la Ligue contre le cancer et la Société suisse de nutrition, affirme pourtant que «manger doit rimer avec plaisir». Mais la règle sacro-sainte des «5-fruits-et-légumes-par-jour», ça a parfois tendance à nous le gâcher, le plaisir! Voire même à susciter un certain blocage...

C’est ce qu’on avoue à Véronique Di Vetta, diététicienne, spécialiste de l’obésité et des troubles du comportement alimentaire au CHUV-PMU à Lausanne, qui, surprise, fait preuve de compréhension: «C’est vrai, beaucoup de gens se disent qu’ils n’y arriveront jamais et se découragent. Mais il ne s’agit que d’une simple recommandation pour viser un bon équilibre alimentaire.» Pourquoi fruits et légumes sont-ils aussi importants? «Parce qu’ils nous évitent de surconsommer d’autres aliments et, surtout, parce qu’ils sont peu caloriques, très riches en vitamines et en antioxydants, en sels minéraux et en eau. Ils contiennent aussi des fibres qui facilitent le transit intestinal. Sans oublier le sucre que contiennent en plus les fruits.»Des substances qui assurent une bonne santé? Véronique Di Vetta tempère: «On sait qu’une nourriture équilibrée diminue les risques de maladies, mais les aliments ne sont pas des médicaments!»

Le plaisir par le légume

Reste que 5 portions, ce n’est pas évident d’y arriver. La diététicienne dédramatise: «C’est un ordre de grandeur. Dans l’idéal, il faudrait viser 3 portions de légumes et 2 de fruits par jour. Par exemple, un légume au repas de midi, un légume et une salade le soir, un fruit au petit-déjeuner ou en dessert et un autre durant la journée. Et si, un jour, on en est loin, on essaie de compenser le lendemain.» Selon l’OFSP, une portion correspond à une poignée; en poids, cela donne environ 120 g pour un adulte.

Et les jus et autres smoothies, ça compte? «Si on ne va pas au-delà d’un par jour, pourquoi pas. Mais, attention, on perd vite la notion de quantité et les vitamines semblent plus efficaces quand fruits et légumes sont consommés entiers.» Reste que si nous mangeons facilement des fruits, face aux légumes, on a parfois moins d’appétit. «Cela vient souvent de l’enfance, regrette Véronique Di Vetta. Avec des remarques du style «tu auras un dessert si tu manges tes épinards».

Trop de gens n’imaginent aussi les légumes que bouillis à l’eau. Quel dommage! On peut en faire tant de choses comme des riz, pâtes et omelettes aux légumes, des gratins, des salades, des quiches.» Oui, mais... cela prend du temps! «Il faut simplement s’organiser, assure la diététicienne. L’essentiel, c’est de toujours avoir des légumes chez soi. Le mieux, c’est qu’ils soient frais, en privilégiant ceux de saison et de la région. Mais conserves et surgelés peuvent dépanner. Et on adapte les recettes aux circonstances. Préparer des tomates, des carottes ou des endives, franchement, c’est rapide!»

Vu comme ça, l’objectif «5-fruits-et-légumes-par jour» paraît moins inatteignable. D’autant plus que Véronique Di Vetta, décidément encourageante, ajoute que pour quelqu’un qui ne mange jamais aucun de ces aliments, une portion de légumes ou de fruits par jour, c’est un bon début!»

En savoir plus

www.5amtag.ch/fr/ (on y trouve un tableau-calendrier des fruits et légumes)

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