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Antioxydants par-ci, anti-radicaux libres par-là: en cosméto et en santé, on ne parle que d’eux. Ou presque. On a compris qu’ils luttaient contre les rides et le vieillissement, qu’ils prévenaient contre les maladies cardiovasculaires et dégénératives. Mais que sait-on vraiment d’eux, au fond? Où les trouver? Peut-on en consommer sans risques? N’a-t-on pas tendance à surestimer leurs vertus? Tour d’horizon en quelques points…

Qu’appelle-t-on «antioxydant»?

Sous ce terme générique, on regroupe notamment les vitamines C et E, les caroténoïdes (dont le bêta-carotène, le lycopène, la lutéine et la zéaxanthine), les polyphénols (qui comprennent les flavonoïdes et les tanins), ainsi que la coenzyme Q10 et des oligo-éléments tels que le zinc, le cuivre et le sélénium. Une liste de substances aux noms barbares, certes, mais qui se révèlent très utiles puisqu’ils constituent de véritables boucliers contre les radicaux libres. Lesquels ne sont pas nos amis, même si, produits naturellement dans notre corps, ce sont des éléments actifs de notre système immunitaire. Fabriqués en trop grande quantité, ils sont à la fois responsables du vieillissement des cellules, de l’apparition des rides, et impliqués dans des pathologies graves – certains types de cancer, alzheimer ou des maladies cardiovasculaires.

On constate, par ailleurs, que leur surproduction survient sous l’effet de facteurs externes très communs. A savoir: une alimentation déséquilibrée, du stress, des excès d’alcool ou «une exposition prolongée au soleil, à la pollution ou à la tabagie», comme le souligne le Dr Sylvia Pietri, chercheuse au Centre National français de la Recherche Scientifique (CNRS).

Où se cachent-ils?

Les antioxydants, par chance, sont présents dans de nombreux aliments. Notamment dans les fruits et les légumes, à consommer à raison de «cinq portions minimum par jour», selon le conseil de la Société suisse de nutrition. On en trouve ainsi de bonnes sources dans…

- Pour les fruits: L’açaï, l’abricot, l’acérola, l’argousier, les baies de goji, la canneberge, le cassis, la cerise, la goyave, la grenade, la fraise, le kaki, le kiwi, la mangue, le melon, la mûre, la myrtille, l’orange, le pamplemousse rose, la papaye, le physalis, la pomme (à consommer avec sa peau!), la prune, le raisin noir, la tomate.

- Pour les légumes et les plantes aromatiques: L’ail, l’asperge, l’aubergine, l’avocat, le brocoli, la carotte, les choux, la citrouille, l’épinard, la mâche, le maïs, le navet, l’oignon, l’origan, le persil, le poireau, les pois verts, le poivron rouge.

- Ailleurs: Le chocolat noir, le thé, le thé vert, le vin rouge (en petite quantité!), les légumineuses, les céréales complètes, les germes de blés, les huiles végétales, les amandes, les noix ou les noisettes, les viandes maigres, les fruits de mer, le curcuma.

Leur efficacité est-elle avérée?

SUVIMAX, vous connaissez? Menée sur 13 000 personnes pendant 8 ans, c’est à ce jour la plus grande recherche consacrée aux relations entre alimentation et santé. A son instar, de nombreuses études ont montré que la consommation régulière de fruits et légumes, grands pourvoyeurs d’antioxydants, permettait de contrer les méfaits des radicaux libres. Cela dit, comme le nuance le Pr Kurt Hostetmann, docteur en chimie spécialisé dans les plantes médicinales et phytomédicaments, quoi que l’on fasse, «l’âge avance irrémédiablement». Autrement dit: inutile d’attendre d’une plante miracle qu’elle nous garantisse une jeunesse éternelle…

Les compléments en gélules sont-ils recommandables?

Les différentes expériences menées se sont soldées par des résultats contradictoires. Si bien qu’aujourd’hui, entre spécialistes «pro» compléments et «anti», le débat fait rage. Tous ces scientifiques s’accordent néanmoins sur un point: se nourrir de manière équilibrée et diversifiée tout en ayant une bonne hygiène de vie reste «la clé d’une bonne santé à tout âge», comme le rappelle le Dr Catherine Serfaty-Lacrosnière, auteure des «Secrets de l’alimentation anti-inflammatoire».

Et en application externe?

Ralentir le temps est un combat qui se mène aujourd’hui sur tous les fronts. Si bien qu’on a désormais le choix entre des sérums aux polyphénols de raisin ou de cacao, des crèmes à la coenzyme Q10 ou des toniques à la grenade. Mais une préparation topique suffit-elle à éloigner le spectre de la peau d’iguane? Selon la dermatologue américaine Patricia Ferris, spécialiste du sujet, de récentes analyses confirment la capacité des antioxydants à être absorbés par les cellules de la couche cornée, «part externe de l’épiderme où sont neutralisés les radicaux libres». Toutefois, la concentration nécessaire à leur efficacité n’est pas encore déterminée. En attendant d’en savoir plus, et comme le recommande le Pr Kurt Hostettmann dans «Tout savoir sur les plantes anti-âge», on portera donc son choix sur des cosmétiques hydratants riches en extraits d’onagre, de beurre de karité, de gentiane jaune, d’edelweiss ou d’arganier.

Pratique: 3 automassages bonne mine

1. Les deux mains placées à hauteur du menton, on tonifie en effectuant, avec la pulpe des doigts, des cercles d’étirement et de lissage de la peau. Un mouvement qui s’effectue en suivant les mâchoires et remontant jusque sous les oreilles.

2. Dans un premier temps, avec index ou majeur, on fait de petits cercles sur les arcades sourcilières en direction des tempes, comme pour ordonner les sourcils. Ensuite, on lisse son front en posant ses doigts à plat au milieu du front puis en les tirant vers l’extérieur.

3. Les deux index (ou majeurs) posés sous l’œil, sur l’arcade osseuse inférieure, près du nez, on effectue, avec une légère pression, de petits cercles de l’intérieur vers l’extérieur, tout en glissant vers les tempes. Un geste qui décerne et défatigue les yeux.

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