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Barbecues, glaces, apéros: comment savourer les plaisirs de l'été en minimisant les dégâts?

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«Il est inutile de culpabiliser après avoir dégusté une glace, si les autres repas pris durant la journée ont été équilibrés! Ce n’est jamais une bonne idée de diaboliser un aliment, au risque d’en faire un produit extrêmement attractif par la suite.»

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Si l’hiver appelle le fromage fondu, l’été appelle indéniablement les glaces. Et les terrasses. Et les barbecues. Ah, et aussi les boissons gazeuses (il faut bien se rafraîchir, non?). Bien avant le passage du solstice, ces petits plaisirs coupables font déjà partie intégrante du décor. Et bien que nous sachions pertinemment qu’ils désintègrent nos résolutions santé, nous cédons invariablement à la tentation: on l’a tellement attendu, ce soleil!

Si se priver totalement de glaces tiendrait de la tragédie, il serait tout aussi dommage de délaisser les efforts accumulés durant le printemps, et permettre aux excès de nous vider de l’énergie qui nous pousse à plonger dans la piscine ou à nous hisser sur le paddle. Craquer avec modération? Comment sortir de ce paradoxe?

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Oups! On est grillés…

La saison des barbecues bat son plein, et les merguez affichent leur popularité saisonnière. Pourtant, les organisations de santé nous recommandent de nous limiter à une seule grillade par semaine. Il semblerait en effet que nous ne soyons pas tous des as de la cuisson…

«Lorsque je longe les bords du lac, je suis surprise de constater le nombre de personnes qui placent leur viande tout près du grill, raconte Laurence Margot, diététicienne ASDD. Dans un souci de rapidité, on finit par manger des saucisses toutes noires. Il s’agit d’une très mauvaise habitude, car les aliments carbonisés sont toxiques et, sur le long terme, peuvent se révéler cancérigènes.»

Afin d’éviter ces effets nocifs sans faire la grève des brochettes, on veille à ne pas laisser la graisse dégouliner sur les braises, en privilégiant un appareil qui récupère le gras avant qu’il ne tombe sur le corps de chauffe, ou en intercalant une feuille de papier d’aluminium. Et plutôt que de profiter du temps de cuisson pour gonfler le paddle, on garde un œil vigilant sur notre grill tout chaud, histoire d’éviter que les ailerons de poulet ne se réduisent en cendres.

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Hormis notre technique de préparation, le choix des produits est tout aussi important: «Mieux vaut opter pour une viande de bonne qualité, bien juteuse ou marinée, ajoute Isabelle Agassis, nutritionniste à Yverdon, Lausanne, et Estavayer-le-Lac. Une fois cuite, elle sera moins sèche, et nous ne ressentirons pas le besoin d’y ajouter beaucoup de sauce!» Petite astuce à noter, pour ceux qui se surprennent à abuser du ketchup. Mais un barbecue digne de ce nom ne se résume pas aux chipolatas:

«Ce sont surtout les accompagnements, salades de pâtes ou pommes de terre, qui risquent de poser problème, notent nos expertes. Pour minimiser les dégâts, il convient de compenser toute cette viande en y ajoutant des crudités, ou en grillant des légumes, comme des poivrons ou des courgettes.»

S.O.S sauces

Ketchup, mayonnaise, sauce barbecue: ces petits tubes totalement addictifs constituent de véritables puits de graisses et de sucres. Nous le savons, et pourtant, difficile de les bannir complètement. Afin de parvenir à s’en séparer avec bonheur, Isabelle Agassis propose de préparer les sauces nous-mêmes.

«Rien de plus facile, se réjouit-elle. Il suffit de mélanger un yaourt nature à des herbes fraîches (ciboulette, basilic, romarin…) et un peu d’huile d’olive. Pour une version plus exotique, on peut également écraser un avocat bien mûr à la fourchette, avant d’y verser un peu de piment et de citron vert.»

Ces deux idées toutes simples se marient parfaitement avec les dîners d’été: en plus, le guacamole a de fortes chances de mettre tout le monde d’accord! On peut même les servir à l’apéritif, à côté du houmous à la betterave. Tiens, en parlant d’apéro…

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Gare au glutamate!

Nous connaissons tous l’effet paquet de chips: parvenir à n’en manger qu’une ou deux relève de l’impossible. «À l’instar des sauces industrielles, ce genre de produit contient une grande quantité d’additifs tel le glutamate, souligne Isabelle Agassis. Ces substances agissent sur nos connexions cérébrales, et bloquent notre sensation de satiété. C’est ce qui nous pousse à en consommer davantage!»

Voilà qui explique pourquoi notre main rencontre souvent le fond du paquet, de façon tout à fait inattendue… Le plus facile serait donc de ne pas commencer et de servir des crudités, bouchées de melon, bruschettas, olives ou petits carrés de feta. Tout aussi bon.

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Et quand il fait soif?

Lorsqu’on papote en terrasse, il est si facile d’oublier que notre verre ne contient pas de l’eau… mais du rosé!

«À l’heure de l’apéro, l’essentiel est de parvenir à se raisonner, estime notre experte. On se limite à un ou deux verres par soirée, afin de retrouver le plaisir de savourer notre boisson. Et on n’oublie pas de boire de l’eau entre deux!» Oui, car en plus de nous donner faim, l’alcool déshydrate rapidement.

En dehors des apéritifs, l’été semble posséder la fâcheuse tendance à placer sur notre chemin u ne plus grande quantité de boissons sucrées. «Quand on cherche une alternative plus saine aux sodas, on se tourne souvent vers des eaux aromatisées, remarque Isabelle Agassis. Ce n’est pas toujours une bonne idée: on pense boire de l’eau, alors que ces produits contiennent parfois de grandes quantités de sucres ou d’édulcorants.»

Heureusement, il est facile d’en préparer à la maison: «Avec des feuilles de menthe ou de basilic, quelques morceaux de fruits à laisser macérer pendant plusieurs heures au frais. L’eau prendra ainsi un autre goût.»

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L’effet boule de glace

Que seraient les vacances d’été sans quelques desserts gelés? Sans parler de se priver, on s’efforce toutefois de prêter attention au choix du produit: «Il est préférable de déguster une glace de bonne qualité, faite maison, contenant de bons ingrédients, précise Isabelle Agassis. Ce qui est encore mieux, c’est le sorbet! D’ailleurs, certains glaciers [ndlr: comme Gelatomania, à Genève, ndlr] proposent un sorbet au chocolat noir! Un véritable délice.»

S’il est évidemment bénéfique de limiter les produits gras ou très sucrés, Laurence Margot rappelle que l’alimentation est un ensemble:

«Il est inutile de culpabiliser après avoir dégusté une glace, si les autres repas pris durant la journée ont été équilibrés! Ce n’est jamais une bonne idée de diaboliser un aliment, au risque d’en faire un produit extrêmement attractif par la suite.»

Craquer avec modération n’est donc pas un paradoxe. On se contentera dès lors de savourer l’été en prenant notre temps, une boule de glace à la fois.

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