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La coupe menstruelle: plus dangereuse que les tampons?

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© Pinterest

Estampillé ces derniers mois d'«ennemi intime numéro 1» en raison de ses composants, le tampon serait-il moins dangereux que la coupe menstruelle, pourtant applaudie pour sa fiabilité? Voilà ce que suggère une étude menée par le centre national de référence du staphylocoque des Hospices civils de Lyon. Les résultats de cette surprenante enquête, publiés le 4 juillet 2017, éclairent d'un oeil nouveau les fameuses «cups», dont la popularité n'a cessé de croître auprès des jeunes femmes, rassurées par la composition opaque et des bienfaits écologiques de ce petit objet réutilisable.

En octobre 2016, les spécialistes lyonnais avaient en effet récolté plus de 700 tampons usagés, afin d'analyser de plus près les liens qu'entretiennent nos protections hygiéniques avec le syndrome du choc toxique (SCT), affection bactérienne potentiellement mortelle et associée aux règles. Alors qu'en France, l'année 1994 n'avait déploré qu'un seul cas de cette maladie, vingt-deux femmes l'avaient contractée en 2014: le SCT reste donc plutôt rare, mais on observe toutefois une nette augmentation.


© Getty

Le tampon innocenté

Après l'analyse poussée de leurs échantillons, les experts de l'Hospice civil de Lyon sont parvenus à cette étonnante conclusion: la fibre synthétique (tant vilipendée) dont est constitué le tampon ne favoriserait pas la prolifération du staphylocoque doré, bactérie responsable du choc toxique. En effet, en reproduisant des conditions de culture très proches de l'environnement vaginal, les chercheurs ont réalisé que la toxine TSST-1, principal déclencheur de l'affection, n'était pas stimulée par la présence du tampon. D'après un communiqué officiel, leur effet sur la croissance de la bactérie serait tout à fait neutre.

Voilà une bonne nouvelle pour les utilisatrices de cette protection hygiénique! Cependant, il n'en serait pas de même pour les cups, qui seraient, d'après l'enquête, plus dangereuses:

«Les coupes menstruelles, en ayant un diamètre plus important que les tampons, permettent une arrivée d'air et donc d'oxygène plus importante et favorisent plus la croissance du staphylocoque et la production de la toxine.»

Le graphique ci-dessous résume les données obtenues par l'étude française:


© Hospices civils de Lyon

Principal danger: de mauvaises pratiques d'utilisation

Pas de panique, cependant! Les experts ajoutent que notre choix de protection hygiénique nous expose moins au risque de contracter le choc toxique que le maintien de certaines mauvaises pratiques: l'étude incrimine avant tout l'insuffisance des informations mises à notre disposition, d'où notre tendance à garder ces habitudes potentiellement dangereuses.

En d'autres termes, que l'on décide de jeter notre cup ou de faire confiance à notre boîte de Tampax, on note ces trois règles d'utilisation indispensables: pour commencer, il convient absolument d'éviter le port de ces protections durant la nuit, et de changer de tampon après six heures au grand maximum durant la journée. De plus, on opte pour la fonction d'absorption minimale, quitte à passer aux toilettes toutes les deux heures. Il en va de notre santé, les filles!

Quoi qu'il en soit, le débat se poursuit, ainsi que les recherches scientifiques... Si tout cela nous inquiète un peu trop, en attendant que l'étude soit approfondie par les experts, ne se contenterait-on pas de porter des serviettes hygiéniques, certes moins confortables mais aussi moins risquées? Ce choix appartient à chacune d'entre nous. On vous tient au courant dès qu'il y aura du nouveau, promis!


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