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Le diabète, un «tueur impitoyable» qui progresse toujours

Journee Diabete
© Getty Images

Qualifié de «maladie silencieuse», parce qu'une personne atteinte peut vivre plusieurs années sans présenter aucun symptôme, le diabète n'en est pas moins un «tueur impitoyable», rappelle la Fédération Française des Diabétiques (FFD) avant la journée mondiale contre cette pathologie le 14 novembre.

«Par conséquent, il est urgent de dépister, diagnostiquer la maladie et fournir un traitement approprié» aux personnes diabétiques, a plaidé la Fédération internationale du diabète (FID), qui organise la campagne Test2Prevent, avec l'objectif d'enregistrer 1 million de dépistages lors de cette journée de sensibilisation.

8,5% des adultes souffrent de diabète

Le diabète, un trouble d'assimilation des sucres par l'organisme, existe sous deux formes. Le diabète de type 2 (près de 90% des cas) correspond à une hausse prolongée du taux de sucre dans le sang, souvent associée à l'obésité et aux modes de vie (sédentarité, alimentation…). Le diabète de type 1, qui apparaît le plus souvent de manière brutale chez l'enfant ou chez le jeune adulte, est caractérisé par une production insuffisante d'insuline, une hormone secrétée par le pancréas.

Le nombre d'adultes diabétiques a explosé dans le monde, passant de 108 millions en 1980 à 422 millions en 2014, soit 8,5% de la population adulte, a alerté l’Organisation mondiale de la santé en avril 2016.

Et, selon les estimations de la FID, 193 millions de personnes ignorent qu'elles sont atteintes, courant le risque que «la glycémie élevée endommage silencieusement l'organisme».


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«Ecouter les patients»

Être diabétique en France expose à une surmortalité importante par rapport au reste de la population, a rappelé mardi une étude publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire. En 2009, au moins 34 000 décès en France étaient liés à cette maladie ou à ses complications.

De nos jours on compte 500 000 diabétiques en Suisse. Ces personnes ont un risque élevé de développer des insuffisances rénales, des plaies du pied pouvant mener à l'amputation, des atteintes de la rétine, des infarctus ou encore des AVC.

La réduction de ces complications passe par un meilleur contrôle de la glycémie, mais aussi par la prévention et la prise en charge des risques associés: surpoids, hypertension artérielle, cholestérol, tabagisme et sédentarité, rappellent les spécialistes.

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Une photo publiée par Medident Oman (@medidentoman) le

Selon l'Assurance-maladie, le programme Sophia, auquel participent plus de 700 000 diabétiques en France, donne de bons résultats: chez ceux qui ont adhéré à ce service d'accompagnement téléphonique, le suivi des examens recommandés pour le diabète (fond d'œil, bilan rénal, électrocardiogramme…) est meilleur que chez les autres patients.

Le nombre de morts, en France, - «dix fois plus que les accidents de la route» - montre que «les réponses apportées ces dernières années ne sont pas à la hauteur». Il faut «repenser la prise en charge», avec des équipes de soins véritablement pluridisciplinaires, une meilleure éducation thérapeutique et une «écoute réelle» des patients, plaide-t-il. Il faut aussi, ajoute-t-il, «permettre à tous d'avoir accès aux innovations thérapeutiques».

Pour des lecteurs de glucoses remboursés

La FFD demande notamment le remboursement des consultations de podologie avant que les complications n'apparaissent et le remboursement des lecteurs de glucose en continu, qui permettent de mesurer sa glycémie sans se piquer le doigt et à tout moment de la journée. En dehors des effets sur la stabilisation de la glycémie, ces lecteurs apportent une réelle «amélioration de la qualité de vie», selon Caroline Guillot qui a mené une étude sur le sujet pour la FFD.

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