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Quelles sont les limites du fantasme doit-il rester dans l'imaginaire, peut-on le réaliser?

Femme sensuelle
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Question: Quelles sont les limites du fantasme? Doit-il rester dans l’imaginaire? Peut-on le réaliser?

Les fantasmes sexuels n’ont pas de limites tant qu’ils restent dans notre imaginaire. Ils jouent un rôle très important dans notre dynamique et notre développement psychosexuel. Ils apparaissent souvent déjà dans l’enfance lorsque nous expérimentons nos premières sensations érotiques. Ces souvenirs-là sont «engrammés» c’est-à-dire enregistrés dans notre mémoire – souvent de façon totalement inconsciente - et nos fantasmes nous permettent de les retrouver et de les remettre en scène. A l’adolescence, sous l’impulsion des hormones sexuelles qui sont sécrétées en grande quantité par nos glandes sexuelles - ovaires et testicules - qui parviennent à maturité, notre besoin de penser au sexuel produit nombre de fantasmes érotiques. Selon notre éducation familiale, sociale, scolaire, culturelle et religieuse, nous allons plus ou moins accepter l’apparition de ces fantasmes. Les jeunes hommes sécrétant beaucoup plus de testostérone – l’hormone du désir la plus efficace – ont en général plus de fantasmes que les jeunes filles. Je vois même parfois des femmes qui ont réussi à l’adolescence à refouler tous leurs fantasmes sexuels dans leur inconscient et qui me disent n’en avoir aucun! Ce qui fait qu’elles ne ressentent aucun désir ni intérêt pour la chose… Ce qui me fait penser que les fantasmes sont le «moteur inconscient du désir sexuel» et à ce titre un ingrédient indispensable à une vie sexuelle épanouie. Surtout sur la durée, car passé les premiers mois de la passion amoureuse, le désir a souvent tendance à s’estomper et c’est là que les fantasmes prennent le relais et permettent d’entretenir le désir et l’intérêt pour la vie sexuelle dans le quotidien.

D’autre part, nos fantasmes sexuels ont des «vertus psychothérapeutiques». Car ils nous permettent au niveau imaginaire – et ce de manière totalement inconsciente – de réparer des situations vécues comme abusives ou intrusives en les remettant en scène et en les transformant en triomphe puisqu’elles peuvent après-coup nous procurer du plaisir. Car un fantasme habilement construit stimule l’excitation sexuelle et permet d’accéder à l’orgasme de manière purement imaginaire comme nous l’expérimentons aussi lors de nos rêves érotiques. Le pouvoir de l’imaginaire en matière sexuelle est largement sous-estimé! Ceci explique pourquoi les fantasmes à caractère sado-masochique sont si fréquemment présents dans l’imaginaire féminin, car ils utilisent des éléments vécus comme traumatiques mentalement mais physiquement érogènes pour réveiller l’excitation sexuelle. Nombreuses sont les femmes qui fantasment sur des scènes de viol qui les conduisent à l’orgasme dans l’imaginaire, alors que ce n’est jamais le cas dans la réalité! Vous ne pouvez donc pas réaliser tous vos fantasmes sexuels sans risque et il vous faut faire le tri entre ceux qu’il vous semble possible de partager avec un partenaire et ceux qu’il vaut mieux garder pour vous. Le fait de faire la différence entre un fantasme qu’on peut raconter à quelqu’un et tenter de réaliser et un fantasme qui va rester imaginaire nous permet d’inventer des situations invraisemblables avec des scénarios incongrus qui auront un très fort pouvoir érogène.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les fantasmes, je peux vous recommander la lecture des livres écrits par Nancy Friday, une journaliste américaine qui a enquêté sur les fantasmes masculins et féminins, livres qui s’adressent au grand public. Pour celles ou ceux qui s’intéressent à la psychologie ou qui sont des professionnels de la santé, Claude Crépault a publié en 2007 chez Odile Jacob «Les fantasmes, l’érotisme et la sexualité» qui décrit très en détail la mécanique, la genèse et le contenu de notre imaginaire érotique.

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