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Pour rassurer le mâle, on prétend que grand pénis ne rime pas avec grand plaisir. Mais il ne faut pas toujours croire les belles paroles!

Sur le sujet, chacune a sa théorie. Il y a la romantique, qui affirme: «Lorsqu’on aime, on ne compte pas.» La trouillarde, qui jure: «Si c’est trop gros, moi, il me touche pas!» Ou encore la pragmatique: «Quand ça entre entièrement dans la bouche, c’est que c’est trop petit.» Pas importante, la taille du pénis? On le prétend. Allons bon. «Bien sûr que ça compte!, confirme Noélia, 30 ans. C’est comme pour les chaussures: je peux enfiler une paire en 36 ou 39, mais c’est dans du 37 et demi que je me sens bien.» L’image peut faire sourire, mais elle illustre le propos: pour être une pointure au lit, mieux vaut avoir un sexe dans la moyenne. La nature étant bien faite, le vagin a une longueur ad hoc. Mais au-delà ou en deçà des 14 à 16 centimètres – en érection – la question devient vite un argument… de taille.

«Je me souviens d’un homme très beau que j’ai ramené chez moi, un soir, poursuit Noélia. On se met au lit, on passe à l’acte et là, je me dis: «Bon, on commence?» En fait, il était en train de me pénétrer. Je croyais que c’était son doigt… Je me suis mise à espérer qu’il soit éjaculateur précoce et qu’on en finisse vite. Je ne l’ai plus revu. Quand c’est trop petit, c’est trop petit.» D’autres essaient d’évaluer la taille de l’engin avant de passer à l’effeuillage. Claudia, 38 ans, regarde mains et pieds. La «technique», dit-elle, fonctionne, mais si la jeune femme reconnaît qu’elle est «sûrement ridicule.» «Je n’ai pas le choix: je suis une femme fontaine, alors si c’est petit, ça glisse trop et je ne sens rien. Je suis sortie deux ans avec un garçon qui avait une chipolata dans le pantalon. La première fois que je l’ai vue, j’ai failli demander: «Elle est toujours comme ça?» C’était vraiment un problème, quand on faisait l’amour. Il s’acharnait et moi, je comptais les étoiles. Affreux. J’ai fini par le quitter.»

Fantasme commun

«Aujourd’hui, les femmes considèrent leur épanouissement sexuel comme un droit», explique le Dr. Alain Bitton, urologue-andrologue à Genève. Or, l’intensité du plaisir est, dans l’imaginaire collectif, indissociable de la taille du pénis. «C’est un fantasme commun aux deux sexes, poursuit le médecin. L’influence de la pornographie y est pour beaucoup, car elle a instauré une nouvelle norme qui ne correspond pas à la réalité. Les femmes s’informent, comparent et mettent les hommes au pied du mur. En consultation sexologique, il n’est plus rare de voir des jeunes de 20 à 25 ans, sûrs qu’ils ont un trop petit sexe. Or, c’est la largeur qui influence le plaisir, pas la longueur.» Les femmes que nous avons interrogées sont unanimes: plus la verge a un diamètre important, plus les sensations augmentent.

Mais entre plaisir et douleur, la frontière est souvent très fine. Si avoir des attributs imposants, c’est bon pour le moral, ce cadeau de la nature peut être empoisonné. Elise, 41 ans, a vécu une longue relation avec un homme doté d’une verge de 20 cm. Une taille qui a obligé le couple à procéder à quelques «ajustages». «J’ai dû trouver d’autres positions, par exemple couchée sur le côté avec ma cuisse repliée, pour qu’il ne puisse pas me pénétrer entièrement, sinon j’avais mal au col de l’utérus. Mon ami était très fier de la taille de son sexe. A sa naissance, les infirmières se sont exclamées: «Quel gros kiki!» Vous imaginez, c’est la première chose qu’il a entendue en arrivant sur terre! Cela lui a donné beaucoup d’assurance. Un ego un peu mal placé, qui lui faisait parfois oublier qu’il n’y avait pas que la pénétration et l’exhibition de sa formidable virilité.»

Trouver des accommodements

Dans le milieu gay, affirme Pierre, 35 ans, la question de taille compte beaucoup. «C’est sûr qu’un garçon supercharmant avec un gros paquet, ça fait pétiller les yeux, confie-t-il en souriant. Mais une fois, je me suis retrouvé au lit avec un type qui en avait une si grande que ça me faisait mal à la mâchoire. J’étais content qu’il soit passif. Je pense que c’est important de ne pas être dans les extrêmes ou alors d’être plus doux, plus prévenant, et de trouver des accommodements lorsqu’on est bien membré.» D’autant que certaines pratiques sexuelles, jugées autrefois extrêmes ou réservées aux homosexuels, se banalisent. La sodomie, par exemple, est devenue courante chez les jeunes. Or, rappelle le Dr. Bitton, l’anus n’a pas l’élasticité du vagin. «Le rectum n’est pas conçu pour l’acte sexuel et un rapport anal peut faire très mal s’il n’est pas préparé. Est-ce cela que l’on cherche? La douleur et la soumission?»

Dans une société où l’on attend d’eux qu’ils soient performants en toutes circonstances, de nombreux hommes se sentent insatisfaits de leurs attributs. Un sondage réalisé en 2010 par le site www.askmen.com sur 100’000 personnes a ainsi démontré que 52% des hommes interrogés souhaiteraient avoir un pénis plus grand. «Il faut plutôt que l’homme soit habile avec sa bouche et ses doigts, estime Anne-Claude, 28 ans. Quand on a envie de faire du bien à l’autre, le sexe passe par tellement d’autres choses! Beaucoup de jeunes filles se contentent de fermer les yeux et d’attendre que ça se passe. Même à 60 ans, certains hommes ne connaissent pas grand-chose au corps de la femme et se demandent encore comment faire monter leur partenaire au 7e ciel.» Le rapport Hite sur la sexualité, actualisé en 2002, détient peut-être la réponse. Selon cette enquête, seuls 30% des femmes jouissent par le coït. Moralité: bien monté ou non, l’homme devrait plutôt partir à la conquête du clitoris.

Le chiffre

14,6: C’est, en centimètres, la longueur moyenne d’un pénis en érection, selon une étude du Kinsey Institute américain. Avec 18 cm, les Congolais seraient les mieux membrés. Et les Suisses, alors? Ils sont dans la moyenne: 14,3.

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