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Tous coupables! Sodas, sodas light ou encore jus de fruits industriels seraient responsables de l’apparition du diabète de type II. Et ce, indépendamment du poids de la personne. C’est la conclusion d’une étude menée par l’Université de Cambridge, en Grande-Bretagne. En clair, consommer des boissons au goût sucré peut déclencher le développement de la maladie, même si l’on affiche un poids normal.

Cette méta-analyse s’est penchée sur 17 études antérieures, en tenant compte de tous les paramètres qui pouvaient fausser ces analyses, dont le poids, rapporte le site topsante.com. Et son résultat est sans appel: «Une consommation habituelle de boissons sucrées a été associée à une plus grande incidence de diabète de type II, indépendamment de l’adiposité des personnes étudiées. Cette incidence a également été confirmée avec les boissons sucrées artificiellement et les jus de fruits, mais de façon moins évidente», explique le Dr Fumiaki Imamura, de l’unité d’épidémiologie du Medical Research Coucil de l’Université de Cambridge.

Les sodas light et les jus de fruit produisant les mêmes effets sur l’organisme que les sodas «classiques», les chercheurs rappellent que «par conséquent, et contrairement à ce que pense la population, ces boissons ne conviennent pas comme option saine. Néanmoins, leur apport calorique inférieur peut être bénéfique chez les adultes obèses en aidant à réduire le poids».

Un précédent en 2013

Ce n’est pas la première fois qu’une étude met en évidence le lien entre boissons light et apparition du diabète de type II. En 2013, des travaux de l’Inserm publiés dans l’«American Journal of Clinical Nutrition» avaient déjà démontré que les femmes buvant 1,5 litre de soda aux édulcorants artificiels avaient 60% de risque en plus de développer la maladie que celles consommant la même quantité de soda «classique».

La raison? «Il se peut que les édulcorants agissent comme un leurre dans le cerveau et qu’ils entraînent malgré tout un pic d’insuline, bien que la glycémie n’ait pas augmenté suite à la prise d’une boisson light. De ce fait l’insuline, faisant baisser «à tort» la glycémie, stimulerait le besoin de consommer du sucre, ce qui favoriserait l’obésité et donc le diabète», avait alors avancé Guy Fagherazzi, chercheur à l’Inserm et auteur principal de cette étude. En raison de leur goût sucré, les sodas light auraient ainsi le même effet que leur version sucrée sur l’organisme. A terme, ce dernier ne serait plus capable de produire suffisamment d’insuline pour métaboliser le sucre absorbé et le convertir en énergie. Or, l’hyperglycémie (augmentation du sucre dans le sang) qui en résulte peut, avec le temps, endommager le coeur, les vaisseaux sanguins, les yeux, les reins et les nerfs.

Selon l’Association suisse du diabète, 500’000 personnes seraient diabétiques dans notre pays. Parmi elles, 460'000 seraient atteintes de diabète de type II.

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