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La question

Mon ami aimerait que je me laisse pousser les poils pubiens, que j’épile intégralement jusqu’ici. Lui-même garde en partie ses poils. N’est-ce pas une mauvaise idée du point de vue hygiénique? [Véro, 26 ans]

La réponse

La mode impacte jusqu’à nos rituels de beauté «intime», mais sans grand rapport avec l’hygiène. En effet, les poils sont plutôt utiles. D’un strict point de vue biologique, ils ont deux rôles fondamentaux: la régulation de la température et la lutte contre les maladies. Au niveau pubien, ils contribuent à bloquer ou empêcher des organismes ou des détritus d’atteindre les muqueuses génitales. De plus, le sébum secrété à la base des follicules pileux sert d’antiseptique permettant de réguler l’inoculum fongique, bactérien et viral. Lorsque vous vous épilez ou vous vous rasez, vous créez des micro-blessures, souvent invisibles à l’œil nu. Des blessures qui sont des brèches du derme protecteur contre les infections.

La question des codes d’attraction érotique est bien évidemment un tout autre débat. Même si la mode s’en mêle, et que la zone pubienne fait aujourd’hui partie des codes pour véhiculer un message (du type «je suis naturelle» ou «je prends soin de moi», «je fais partie de telle ou telle communauté»), la préférence dans le domaine reste complètement personnelle. Le poil peut ainsi évoquer la masculinité, la virilité, ou simplement un aspect sauvage, naturel… ou bien répondre à un souhait tactile spécifique (la douceur ou la chaleur perçue, ou au contraire la sensation de la peau lisse). Certains revendiquent leur pilosité car elle fait partie de leur définition d’eux-mêmes, et ils veulent être appréciés comme ils sont, sans artifice. D’autres y trouvent par ailleurs un parfum qui contribue à leur érotisme.

En bref, bonnes négociations avec votre compagnon, et amusez-vous avec les différentes variantes et coupes possibles. Et surtout, profitez!

Notre experte

Cette semaine, envoyez vos questions à Laurence Dispaux, psychologue-psychothérapeute FSP, conseillère conjugale FRTSCC, sexologue clinicienne ASPSC: laurence.dispaux@femina.ch


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