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Envie d'ailleurs? 4 îles magiques (et épargnées par les touristes) où s'échapper

Histoire diles voyage voyage

Kea, une île paradisiaque encore peu fréquentée.

© Constantinos Iliopoulos Alarmy Stock

Parce qu’un voyage dans le temps c’est aussi drôlement dépaysant, voici quatre suggestions à HPH (haut potentiel historique) - deux au nord (eh non, tout le monde n’aime pas la chaleur) et deux au sud...

Les Orcades, au nord de l’Ecosse

L’intérêt historique: Tumuli et cairns, vestiges mésolithiques, néolithiques, pictes et vikings... cet archipel est un réservoir de bonheur pour amateurs d’histoire. Car oui, le passé de cette région, habitée depuis environ 8500 ans avant JC, est à l’image de la mer, aussi passionnant qu’agité! Parmi les lieux incontournables, le «cœur néolithique des Orcades», ou Ness of Brodgar, un ensemble de sites inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO. Entre autres merveilles, on y découvre le village néolithique Skara Brae, le cercle de Brodgar et les pierres levées de Stenness - une version superlative de Stonehenge. Pour le responsable des fouilles, qui sont toujours en cours, le professeur en archéologie Nick Card, les objets et constructions mises au jour constituent une mine d’informations primordiales qui «changent entièrement la vision de ce qu'on pensait savoir du néolithique en Grande-Bretagne... et au-delà!».

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Et sur le plan touristique? Son climat a beau être considéré comme tempéré, il n’en reste pas moins rude pour les frileux - avec des températures estivales montant rarement au-dessus de 12°. Autant dire que pour la plage… cela dit, après avoir visité les très charmantes Kirkwall et Stromness (les villes principales), les amoureux de la nature peuvent s’en donner à coeur joie: en plus des paysages sublimes, la flore et la faune y sont incroyables. Au menu, observation des animaux marins (phoques, baleines, dauphins, etc.), mais aussi des quelque 300 espèces d’oiseaux différents. A noter encore qu’on peut y voir régulièrement des aurores boréales…même sans avoir abusé de l’excellent whisky du cru!

Se restaurer: Viande de boeuf ou d’agneau, poissons et fruits de mer, baies, whisky - le tout indigène: les gourmets locavores vont adorer!

Se loger: De nombreux hôtels, B&B ou maisons d’hôtes ou auberges à disposition, à tous les prix, dont le très recommandé Papa Westray Hostel, sur l’îlot Papa Westray.

En pratique: Liaisons régulières par avion entre Edimbourg, Glasgow ou Aberdeen et Kirkwall; ou par ferry, entre Aberdeen et Kirkwall. Sur place, nombreux bus ou locations de voiture, de vélo…

En savoir plus: Orkney.Com

Les îles Feroé, au nord de la Norvège, entre l’Ecosse et l’Islande

L’intérêt historique: Ca commence par un “Vi” et ça finit par un “king”... Parce que si des traces de vie humaine récemment découvertes montrent qu’il y a eu «quelques habitants entre le IVe et le VIe siècle», les spécialistes ne savent pour l’instant pas trop qu’en penser: qui étaient ces gens? S’agissait-il de pêcheurs, de «colons» ou de moines fuyant ces «païens de Scandinaves»? Bref, pour l’heure, comme l’admettent les archéologues Mike Church, de l'université de Durham, et Simun Arge, du Muséum national des îles Féroé, rien n’est encore clair et ils ne sont sûrs que d’un fait: dès le IX siècle, des Vikings se sont installés sur ces confettis - ce qu’attestent les nombreuses traces qu’ils y ont laissées. Ainsi à Kirkjubøur, où l’on peut notamment voir la passionnante ferme-musée Roykstovan, datée de l'an 900 et toujours habitée aujourd'hui. Ou Kvivik, un village au centre duquel se trouvent les vestiges d’un bourg du Xe siècle.

Et sur le plan touristique? Avec des températures moyennes annuelles oscillant entre 3° et 10°, les 18 îles principales de l’archipel des Feroé ne sont assurément pas des destinations balnéaires. En revanche, les randonneurs seront aux anges. Tout comme les naturophiles et, surtout, les amateurs d’ornithologie: macareux, pétrels, huîtriers-pies… plus de 100 espèces sont plus ou moins facilement observables dans la région. Quant aux plus courageux, ils pourront s’essayer à la grimpe ou à la plongée. Si, si!

Se restaurer: Mieux vaut aimer l’agneau (sous toutes ses formes!), le poisson, les fruits de mer, les patates, les plats fermentés, le macareux (une grande spécialité locale), la rhubarbe et la bière - qui constituent l’essentiel du menu féringien. Les plus aventureux pourront aussi tester le gras de baleine ou la peau de cabillaud séchée.

Se loger: Hôtels, B&B, campings ou «hostels». l’offre n’est pas énorme et souvent plutôt chère. Au cœur de la capitale, Tórshavn, on peut par exemple loger dès 200 fr. env. au 62°N Hotel (attention: une auberge de jeunesse porte le même nom!) dont le principal avantage est d’être super bien situé.

En pratique: Plusieurs liaisons aériennes disponibles via Edimbourg, Copenhague, Bergen ou Reykjavik. De même, on peut y aller en ferry au départ du Danemark (compter un jour et demi de voyage!). Sur place, on trouvera des bus ou des véhicules de location.

En savoir plus: Visit Faroeislands ou encore A View of The Islands

Kea, la plus nordique (et sauvage) des Cyclades

L’intérêt historique: Très proche d’Athènes (le ferry met environ une heure pour parcourir la trentaine de kilomètres qui séparent le port de Korissia du continent), l’île, qui fut habitée dès le néolithique, est évidemment fortement marquée par les civilisations minoenne et mycénienne - ce dont témoignent de nombreux vestiges que l’on peut voir in situ ou au Musée archéologique de Ioulida (à visiter pendant les grosses chaleurs!). Parmi les plus incontournables: le Lion emblème de Tsia (autre nom de Kea) - un félin de 6 m de long et 3 m de haut sculpté à même la falaise au VIe siècle av. JC et dont le sourire énigmatique intrigue de nombreux historiens qui se disent «non preneurs» des explications farfelues et légendaires fournies par les Kéiens! De même, on ne manquera pas les ruines de la cité antique de Karthaia - un site archéologique époustouflant où se côtoient les temples d'Athéna et d'Apollon Pythios (Ve siècle av. JC.), des fortifications (VIe-IVe siècles av. JC.) ainsi qu’un théâtre (IIe siècle av. JC.).

Et sur le plan touristique? Avec son climat méditerranéen, la montagneuse Kea est magnifique en toute saison - et les plus résistants s’y baignent d’avril à décembre. En été, la chaleur est intense. Pour se lancer dans des excursions, mieux vaut donc partir à l’aube ou en toute fin d’après-midi et, en journée, profiter des joies de la mer et des plages… pas toutes faciles d’accès! Les quelque 2500 habitants de ce petit paradis de 131 km/2 n’ayant pas envie de voir leurs côtes défigurées par de grands complexes de loisirs, l’île n’est à vrai dire que peu développée touristiquement parlant - et donne l’heureuse impression de revivre aujourd’hui ce que pouvait être la Grèce rurale des années 50. Toutefois, des activités nautiques sont possibles - comme des plongées pour débutants ou plongeurs confirmés, des excursions en bateau, du ski nautique, du paddle, du wakeboard... Parallèlement, on peut aussi suivre des cours de cuisine traditionnelle.

Se restaurer: Des fruits, des légumes, des fruits de mer, du poisson, de la féta, des olives, du pain pita et de l’ouzo: les Kéiens misent essentiellement sur leurs traditions culinaires - et c’est tant mieux! A noter que même s’ils ne paient pas toujours de mine, de nombreux établissements et tavernes mettent les petits plats dans les grands et offrent des repas somptueux.

Se loger: L’offre est réduite, mais on trouve des hôtels et des B&B fantastiques, dont celui de Soli et Teo, à Kampi-Kokkinada. Ce couple délicieux, en plus de vous raconter l’île et ses histoires, vous donnera tous les bons plans et conseils pour passer des vacances royales… et financièrement accessibles.

En pratique: En ferry via Athènes (pour se rendre au port de départ, Lavrio, on peut prendre un bus-navette à l’aéroport ou louer une auto). Sur place, un véhicule est indispensable (agences de location sur le port d’arrivée, Korissia).

En savoir plus: Destination Kea ou Vivre à Athènes

Pantelleria, entre la Sicile et la Tunisie

L’intérêt historique: Surnommée Fille des vents, Pantelleria est une île volcanique minuscule de 83 km/2, habitée depuis environ 5000 ans avant JC. De par sa position stratégique, elle a évidemment attiré de nombreux «colons» qui y ont laissé leur marque: Romains, Normands, Espagnols ou Arabes qui, eux, sont notamment à l’origine du «dammuso», la maison cubique en pierre volcanique et à toit arrondi, pour recueillir l’eau de pluie, typique de l’île. Entre autres vestiges, on peut par exemple s’imaginer au temps des Phéniciens sur les ruines de l’Acropole de San Marco ou visiter librement la surprenante zone archéologique de Murcia et la nécropole néolithique des Sesi. Là se dresse fièrement le Sese Grande, une espèce de tour funéraire en blocs de lave, élevée il y a quelque 4000 ou 5000 ans par les Sesioti, une civilisation qui continue à intriguer les archéologues - qui avouent ne pas savoir grand-chose à son propos, si ce n’est qu’elle a séjourné à Pantelleria et y a exploité des gisements d’obsidienne.

Et sur le plan touristique? Epargnée par le tourisme de masse (et les structures y relatives…), cette petite île montagneuse du sud constamment battue par les vents se prête surtout à des vacances pépère. Au programme, des excursions, des tours en bateau, de la plongée sous-marine et des bains de mer... ou du farniente dans l’une de ses superbes criques en rochers, dont l’Arco dell’Elefante, particulièrement impressionnante avec son arche en forme de tête d’éléphant qui la domine. Par ailleurs, riche en sources volcaniques, l’île est aussi un paradis du thermalisme «roots» avec des eaux de 30 °C à 70 °C, des puits d'eau salée, des jets de vapeur ou encore des grottes pleines de vapeur formant des spas naturels, les «bagni asciuti». Ce n’est pas tout, car en plus de ses câpres (des monstres!), Pantelleria est également réputée pour ses vignes si particulières, à l’origine du Moscato et du Moscato Passito - un vin doux (presque liquoreux) élaboré avec des raisins secs.

Se restaurer: Composée essentiellement de crudités, fruits, petites fritures, fruits de mer, poissons, pasta et olives, la gastronomie locale est une revisite «à la Pantelleria» de la cuisine méditerranéenne en général et sicilienne en particulier. L’une des bonnes adresses pour la découvrir, l’auberge Il principe et il pirata.

Se loger: En bord de mer ou plus à l’intérieur des terres, on trouve quelques jolis hôtels de charme ainsi que des accueils de type chambres d’hôte - comme l’Agriresort Le Ballute, un ensemble de «dammusi» indépendants chic et sans chichi tenu par le duo Matilde et Giancarlo.

En pratique: Liaisons aériennes via Palerme et Catane ou entre l’île et Rome, Milan et Lugano (selon la saison). Un ferry relie Pantelleria au port de Trapani, en Sicile.

En savoir plus: Pantelleria Sicilia, Pantelleria Italie ou encore Iles d'Italie

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